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Le jeûne et nous : Sylvène

Je suis Sylvène, une de vos futures accompagnatrices sur les séjours de Jeûne en Itinérance.

Je viens par ce message, partager avec vous mon vécu dans le jeûne.

Durant ce mois d'avril et dans ce contexte si particulier que nous vivons en ce moment, j'ai ressenti l'appel du jeûne. Sans l'avoir vraiment prémédité, j'ai démarré un jeûne le week-end de Pâques.

Après une transition assez rapide, je suis partie dans un jeûne hydrique (uniquement eau) avec les 2 premiers jours qui ont été presque en jeûne sec (sans l'envie de boire). Aujourd'hui, j'arrive mieux à me fier à mes ressentis, et à mes besoins, j'intellectualise moins la démarche du jeûne, ce qui me permet d'avancer "au feeling intérieur".

Au départ, je ne savais pas pour combien de jours je partais, j'ai poursuivi, jour après jour, jusqu'à ce que je ressente le besoin d'aller jusqu'à 7 jours.

Les premiers jours, j'ai beaucoup médité, chez moi et dans la nature. J'étais dans une disposition hyper réceptive.

Au passage du 3ème jour, quelques sensations désagréables, une nuit bien agitée pleine de rêves extravagants, un réveil bien affaiblie avec des sensations d'hypoglycémie, sensations qui se sont bien vite atténué en faisant quelques pas dans la nature environnante au milieu des arbres en fleurs et en mettant en eau le petit canal qui coule devant chez moi. Besoin de changer de rythme, de ralentir, de me mettre au repos.

Et puis, passé ce cap, les journée qui ont suivi ont été délicieuses. J'ai senti que quelque chose avait lâché en moi, c'était cette pression intérieure qui m'habite presque constamment... Je me suis sentie en paix. Pleine de vie, pleine de confiance. J'ai vu à quel point mes besoins de manger sont relié à mes états émotionnels et comment il est possible de les remplacer par autre chose : un moment de calme et de contemplation dans la nature, une observation intérieure de ce qui se joue en moi, une discussion, une activité de jardinage... Tout est simple quand je suis apaisée à l'intérieur..

Pour ma reprise alimentaire, j'ai eu le privilège d'accueillir dans mon palais tout neuf les saveurs fraiches et puissantes des herbes sauvages du printemps : pissenlit, ortie, plantain, achillée... Envie de verdure, puis envie de saveurs piquantes comme l'échalote et l'oignon cru, puis la moutarde dans la sauce pour mes salades au goût amer... Toute l'entièreté des saveurs était là. Depuis, j'essaie de conserver cette disposition gustative.

La magie du jeûne a fait son œuvre. Je me retrouve avec, notamment, des intestins complétement revigorés et détendus, un transit complétement apaisé, une peau moins sèche, des cheveux renouvelés... Et un état émotionnel plus stable, une présence à ce qui se passe en moi et autour de moi, accrue.

J'ai vécu ce jeûne comme un magnifique cadeau pour m'accompagner et me soutenir dans ce que nous sommes en train de vivre en ce moment. Dans cette période incertaine, mouvante et émotionnellement éprouvante, j'ai pu toucher en moi ce pilier solide - la paix intérieure - auquel je peux m'agripper à tout moment.


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